La méningite herpétique ou la méningo-encéphalite herpétique

méningite herpétique

La méningite herpétique appelée aussi méningo-encéphalite herpétique est un cas de méningite qualifié de grave. Nous allons, à travers cet article, vous parler des raisons pour lesquelles on dit que cette méningo-encéphalite herpétique est si grave, des moyens par lesquels les médecins détectent cette maladie et de ses traitements. 

Pourquoi la méningite herpétique est-elle si grave ?

Tout d’abord, cette maladie se manifeste par les symptômes suivants : maux de tête, raideur de la nuque, fièvre plus ou moins importante. Ainsi connue également sous le nom de méningo-encéphalite herpétique, elle consiste en une inflammation aiguë du tissu cérébral et des méninges secondaires à une infection virale par l’Herpès Simplex (HSV1 ou HSV 2).  Elle est marquée par une encéphalite aiguë primitive, nécrosante, qui touche avec prédilection le lobe temporal ; au second plan, l’insula, le cortex cingulaire. L’atteinte encéphalique se reconnaît par l’altération de la vigilance, de la conscience, voire des modifications du comportement habituel. C’est la raison pour laquelle la méningo-encéphalite herpétique est qualifiée d’urgence thérapeutique. Elle provoque des séquelles neuropsychologiques caractérisées par des troubles de la mémoire, un syndrôme frontal (troubles moteurs, psychiatriques, de l’équilibre, anarthrie, paralysie faciale), des troubles de l’humeur (irritabilité, hyperémotivité),  parfois un comportement d’hypersexualité et d’hyperoralité, une anosmie et des crises d’épilepsie.

Par quels moyens détecte-on la méningite herpétique ?

A la moindre suspicion, le médecin décide de pratiquer une ponction lombaire. Cette technique permet de mettre en évidence une réplication virale dans le liquide céphalo-rachidien. Selon le cas, il pourrait détecter une hyperalbuminorachie modérée (inférieure à 1 g) accompagnée d’une hyperlymphocytose.  Le liquide pourrait être légèrement hémorragique et la PCR herpès pourrait être positive. Le Scanner cérébral permet ensuite d’objectiver des lésions temporales inflammatoires, œdémateuses ou nécrotiques, tandis que l’IRM permet d’objectiver précocement les lésions intra-parenchymateuses. Enfin, l’ECG ou électroencéphalogramme montre les anomalies souvent précoces qui, lorsque replacées dans le contexte clinique, sont très évocatrices.

Comment traite-t-on la méningo-encéphalite herpétique ?

Devant toute méningo-encéphalite, un traitement par Aciclovir, un médicament spécifique de ce virus, doit être mis en œuvre au moindre doute, quitte à l’interrompre si la PCR est négative. Ce traitement, nécessairement en perfusion, doit être rapide et sera poursuivi pendant 10 à 21 jours selon l’évolution de la maladie et sera fonction de la précocité de la mise en œuvre de ce traitement. En effet, les sujets vulnérables et affaiblis risquent de succomber sous les fortes douleurs provoquées par l’encéphalite herpétique. Un traitement précoce par l’Aciclovir peut prévenir les lésions cérébrales dans de nombreux cas et peut les sauver de la mort.